I Field Good, nos propositions pour une agriculture durable

04/03/2013 - Lobby

Au début de l'été 2013, l’Union Européenne doit acter la réforme de sa Politique Agricole Commune (PAC) pour les sept prochaines années. Une réforme européenne dont les conséquences peuvent paraître lointaines mais qui nous concerne tous, au même titre que les 500 millions de consommateurs et les 11,7 millions d’agriculteurs européens !

Mise en place il y a 50 ans pour garantir l’indépendance alimentaire de l’Europe, la PAC fixe encore aujourd’hui des règles communes en matière agricole pour l'ensemble des 27 Etats membres. L’Union Européenne y consacre chaque année un peu plus de 50 milliards d’euros (soit 42% de son budget total en 2012) ; 9,5 milliards sont attribués à la France. Si la PAC fut une réussite à ses débuts, les solutions d’hier ont conduit à un emballement, à une agriculture aujourd’hui trop gourmande en énergie, en engrais chimiques et en pesticides, qui a des conséquences dans de nombreux domaines : impacts négatifs sur la santé, la qualité de l’eau, la fertilité des sols, le climat, et la biodiversité ; impacts négatifs sur l’emploi et le dynamisme rural : en 10 ans, chute de 25% des emplois agricoles ; impacts négatifs sur la structuration des paysages ; impacts négatifs sur les agricultures des pays du Sud…

Certes, la PAC n’est pas la seule responsable, mais son rôle dans l'orientation des systèmes agricoles et alimentaires est incontestable. De la même manière, elle reste l’un des principaux leviers pour offrir un nouvel horizon aux agriculteurs européens demain.

Pétition 

Afin d’informer et de mobiliser les citoyens, la Fondation Nicolas Hulot avec le soutien de ses partenaires issus du groupe PAC 2013 au niveau français et de la Convention agricole et rurale (ARC 2020) au niveau européen, a lancé fin février un mouvement intitulé I Field Good / J’me champs bien. Les propositions portées par la FNH fait l’objet d’une pétition en ligne.

© - Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme